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Le petit journal naît à Paris en 1863. Son père fondateur veut
créer un journal populaire à très large diffusion. Pour y arriver le
prix du journal est fixé très bas et sa rédaction donne une place
prépondérante aux faits divers, exploits sportifs, variétés et autres
feuilletons. Le journal est apolitique. C'est avec le petit journal
qu'apparaît le presse bon marché. En 1898 le journal tire à un
million d'exemplaires mais ne retrouvera plus jamais ce niveau de
diffusion; son rédacteur en chef à l'époque est anti Dreyfus et il
s'obstine...rapidement le journal perdra des centaines de milliers de
lecteurs.
En 1915, le journal s'adjoint la collaboration du fameux Albert
Londres, grand reporter voyageur, une sorte de tintin
personnifié...il livra au journal de nombreuses chroniques des
Balkans, d'Espagne
et d'Italie. Par la suite de nombreuses plumes signeront dans le petit journal:
René Hachette, sénateur de
l'Aisne, Claude Jantet, Raymond Patenôtre écrivain et député de
Seine et Oise, Lily Sergueiew journaliste qui parcourt les villes
d'Europe sur son vélo: elle devient agent double pendant la guerre,
Pierre Paraf et bien sûr d'innombrables collaborateurs impossible à
tous nommer. Le journal devient en 1936 l'organe du
Parti Social Français (P.S.F.). Sa devise : "Travail - Famille -
Patrie" est placée en manchette du quotidien.
Ses bureaux sont situés rue Lafayette au moment où il se replie en
zone libre en juin 1940. Il continue de paraître sous l’Occupation
et ne poursuivra pas après la Libération malgré le fait que son
rédacteur en chef, le colonel de la Rocque fut déporté en Allemagne.
Les allemands avaient découverts que celui-ci soutenait les alliés
par la publication de petites annonces dans ses colonnes. Nos
collections du "petit journal " viennent de multiples collections
de particuliers.
Commander un ancien numéro du petit journal
Copyright
Stéphane Maroy 07-2006 |