manchette du petit journal

La une du petit journal du 24 mai 1935

Le petit journal naît à Paris en 1863. Son père fondateur veut créer un journal populaire à très large diffusion. Pour y arriver le prix du journal est fixé très bas et sa rédaction donne une place prépondérante aux faits divers, exploits sportifs, variétés et autres feuilletons. Le journal est apolitique. C'est avec le petit journal qu'apparaît le presse bon marché. En 1898 le journal tire à un million d'exemplaires mais ne retrouvera plus jamais ce niveau de diffusion; son rédacteur en chef à l'époque est anti Dreyfus et il s'obstine...rapidement le journal perdra des centaines de milliers de lecteurs.
En 1915, le journal s'adjoint la collaboration du fameux Albert Londres, grand reporter voyageur, une sorte de tintin personnifié...il livra au journal de nombreuses chroniques des Balkans, d'Espagne et d'Italie. Par la suite de nombreuses plumes signeront dans le petit journal: René Hachette, sénateur de l'Aisne, Claude Jantet, Raymond Patenôtre écrivain et député de Seine et Oise, Lily Sergueiew journaliste qui parcourt les villes d'Europe sur son vélo: elle devient agent double pendant la guerre, Pierre Paraf et bien sûr d'innombrables collaborateurs impossible à tous nommer.

Le journal devient en 1936 l'organe du Parti Social Français (P.S.F.). Sa devise : "Travail - Famille - Patrie"  est placée en manchette du quotidien.
Ses bureaux sont situés rue Lafayette au moment où il se replie en zone libre en juin 1940. Il continue de paraître sous l’Occupation et ne poursuivra pas après la Libération malgré le fait que son rédacteur en chef, le colonel de la Rocque fut déporté en Allemagne.  Les allemands avaient découverts que celui-ci soutenait les alliés par la publication de petites annonces dans ses colonnes.  Nos collections du "petit journal " viennent de multiples collections de particuliers.
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