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Créé en 1910 à Paris par Pierre
Lafitte, le quotidien illustré Excelsior a la chance
d'être financé par un homme très riche : le marchand de munitions
Basile Zaharoff celui-là même qui fut représenté par Hergé dans
l'oreille cassée sous le nom "Bruxellisé" de "Bazaroff". Cette
association d'un milliardaire et d'un homme très sensible au
graphisme permettra au journal d'investir dès sa création dans des
procédés neufs et révolutionnaires pour les reproductions
photographiques : la similigravure.
Sa devise est une citation de Napoléon :"Le plus court croquis m'en
dit plus long qu'un long rapport."
De tendance plutôt libérale, Excelsior privilégie l'illustration et
les gros titres; c'est déjà "le poids des mots le choc des photos"
mais sans jamais sombrer dans un voyeurisme excessif. La clientèle
de ce début de xxème siècle est plutôt bourgeoise et le tirage est
confortable avec plus de cent mille exemplaires diffusés tous les
jours.
Après la première guerre mondiale, la bru du fondateur du "Petit
Parisien" prend le contrôle du journal et sous son impulsion
l'équipe d'Excelsior sera renforcée de même que la pagination. Vers
la fin des années 30, Paris-soir fera de l'ombre à Excelsior qui
verra son tirage fléchir et pour cause l'un des mentor d'Excelsior
Pierre Lafitte, après être sorti du capital du journal, est venu
conseiller Jean Prouvost le fondateur de Paris-soir en lui apportant
son expérience considérable en lay-out. De nombreuses plumes de
talent collaboreront à la réussite de ce quotidien en voici quelques
unes :En 1919, le journal s'adjoint la collaboration du fameux
Albert Londres, grand reporter voyageur, une sorte de tintin
personnifié...il livra au journal de nombreuses chroniques du
moyen-orient, de Russie, d'Italie.
Jacques Bainville, Huguette Garnier, Henri Bidou, Léon Werth, André
Arnyvelde, Paul Genty, Edmond Demaître, Charles Méré, Edmond Jaloux,
Emille Vuillermoz, René Darjean, Roger Valbelle, Christian de
Rollepot
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stéphane Maroy 06-2007 |